#1 2013-11-21 18:01:59

Fred
Administrateur

la guerre de Sécession et L'Or du Québec

Voilà une étude réalisée, par "Mcshan" (Chantal), à propos de l'album n° 26 "l'or du Québec".
Elle a mis en comparaison l'album et la réalité historique.
Pour les anciens, je ne la présente pas, elle a écumé les soirées endiablées de l'ancien forum, pour les nouveaux, McShan est une grande passionnée et connaisseuse à la fois de la guerre civile américaine et de la série des Tuniques Bleues.
Voilà donc pour vous ce travail minutieux de recherche, très détaillée et fourni en références iconographiques et bibliographiques. Bonne lecture à tous.

La guerre de Sécession et l'album "L'or du Québec", par Mc Shan

Étude de cas - « L'or du Québec » (tome 26) des Tuniques Bleues

I - Une autre mission d'espionnage pour les deux héros

« L'or du Québec » est le seul album de la série des Tuniques Bleues qui se déroule sur le territoire québécois.
Les deux héros, le sergent Chesterfield et le caporal Blutch, proviennent du 22e de cavalerie (Union). La mission confiée par le général Alexander est simple : récupérer ou faire disparaître l'or du vieux Léonce, un chercheur d'or originaire de l'Alabama. Il est hors de question que ce dernier lègue sa fortune à la Confédération.

Habitués des missions d'espionnage, Chesterfield et Blutch partent de la Virginie en compagnie de leur guide, M. Goujon, un espion fédéral d'origine canadienne. Les trois hommes font le long voyage à dos de mules. Leur guide les mènera jusqu'à place Royale (Basse-Ville de Québec). Dans une taverne, les deux héros font la rencontre de Raynald, un coureur de bois. C'est par son intermédiaire qu'ils apprennent que des Confédérés sont déjà à la recherche de l'or. Raynald accepte de les guider jusqu'à la mine du vieux Léonce. Plusieurs surprises attendent les représentants des deux camps.

Enfin, l'histoire ne précise pas à quel endroit se trouve la mine. Les hommes passent plusieurs jours en forêt, font la rencontre d'Autochtones et des Confédérés qui ont la même mission qu'eux!

Le général Alexander et M. Goujon (p. 3) :
1311210335448668211753070.jpg

Chesterfield, Blutch et Raynald (p. 10 ):
1311210335458668211753083.jpg

De gauche à droite : François, sgt Abbott, sgt Chesterfield, Raynald, cpl O'Neill et cpl Blutch (p. 29) :
1311210335468668211753084.jpg


Enfin, Raynald et François ne partagent pas les mêmes opinions politiques. Raynald est pour le Nord tandis que son frère donne son appui au Sud. (p. 19) Malgré leur divergence politique, ils se rejoignent au niveau de leur incompétence! Léonce raconte qu'ils leur a fallu dix ans pour retrouver la ville de Québec après l'avoir guidé!! Il a bien ri en réalisant la situation. Il savait par quelles épreuves les quatre soldats étaient passés! (p. 36)


II- Comparaison de certaines cases de l'album avec des photos d'époque

À l'époque, placeRoyale était un endroit où la vie commerciale, portuaire et populaire grouillait.(1)

le Marché Finlay (p. 8):
1311210335458668211753076.jpg

Même si ce n'est pas la même prise de vue, nous voyons le souci des détails de Lambil. Ceci est particulièrement vrai au niveau de l'édifice du marché Finlay (« Market Hall ») et de la Citadelle.

Le marché Finlay (1817-1906) se trouvait près des berges du fleuve St-Laurent. Il s'agissait d'une halle de deux étages en brique et en pierre dont le soubassement était conçu pour permettre le passage des marées. Cette halle fut démolie en 1906. Par la suite, l'espace sert de stationnement et d'emplacement pour les marchés autorisés par la Ville. Enfin, en 1988, la Place de Paris est aménagée sur les lieux.

Gros plan du marché Finlay vers 1870 :
1311210335458668211753077.jpg

L ' église Notre-Dame-des-victoires (p. 8) :
1311210335458668211753078.jpg

L'église vers 1870 :
1311210335458668211753079.jpg
(Référence : BAnQ, P1000, S4, D59, P68)

Une fois de plus, Lambil a su rendre l'atmosphère de la place et les détails architecturaux de l’église Notre-Dame-des-victoires.

Une taverne de place Royale (p. 9) :

Il y avait à place Royale des hôtels, des auberges, des maisons de pension, des tavernes et des restaurants.(2) Les aubergistes et taverniers faisaient de très bonnes affaires. Ces lieux desservaient une clientèle de passage et locale. Par exemple, des soldats, matelots et draveurs.(3)

1311210336098668211753088.jpg

1311210336098668211753089.jpg
(Référence : McCord, MP-0000,195.1)

Les Autochtones qui ont guidé Chesterfield et Blutch vers Québec (p. 45) :
1311210335448668211753071.jpg

Ces Autochtones auraient pu être des Hurons-Wendat. Leur immense territoire de chasse se situait au nord du St-Laurent, entre le St-Maurice à Trois-Rivières et la rivière Saguenay (superficie de 24 000 km carrés).

Enfin, la case montre la ville de Québec en arrière-plan. Voici deux exemples de photos panoramiques où l'on voit le marché Champlain (1858-1910) avec vue sur le port (vers 1870). On constate que le fleuve St-Laurent était une voie de navigation importante avec ses bateaux à voile et à vapeur.

1311210335458668211753080.jpg
(Référence : BAnQ, S4, D59, P8)

1311210335458668211753081.jpg
(Référence : BAnQ, S4, D60, P25)

III - Précisions relativement à certains détails

La rivière Saint-Jean (p. 7) :

La rivière Saint-Jean est l’un des embranchements du fleuve Saint-Jean. Elle marque la limite territoriale entre le Québec et le Maine sur 55 km.

1311210335468668211753085.jpg

1311210336098668211753086.jpg
http://obvfleuvestjean.com/le-fleuve-saint-jean/

Les chercheurs dans la province de Québec (p. 35) : (4)

1311210335448668211753072.jpg

La région de la Beauce était autrefois un important bassin d'or. La mine du vieux Léonce aurait pu se retrouver à Notre-Dame-des-Pins ou à St-François.

L’exploration aurait débuté vers 1820, le long de la rivière Gilbert. Une première ruée vers l’or a eu lieu vers 1847, (50 ans avec celle du Klondike). Elle sera suivie d’une seconde en 1863.

Monument (p. 45) (5)

Les espions confédérés semblent assis sur la base du monument « Guillaume-Couillard », l'une des trois faces du monument « Louis-Hébert ». Ce sont les détails de la botte sur la pierre (en haut à gauche) et le nom inscrit sur les cases qui nous mettent sur cette piste.

Le problème, c'est que ce monument n'existait pas à l'époque de la guerre de Sécession. Le monument, sculpté par Alfred Laliberté, a été inauguré le 3 septembre 1918.

1311210335448668211753068.jpg

1311210335448668211753069.jpg

Gros plan de la base du monument « Louis-Hébert » vers 1930 .

1311210335448668211753067.jpg

L'utilisation du terme «Québécois » (p. 45) : (6)

1311210335458668211753082.jpg

À l'époque, on utilisait « Canadiens » pour désigner les Canadiens français. C'est à partir des années 1960 que le terme « Québécois » sera utilisé.


III - Les espions nordistes et confédérés au Québec

A) Les espions de L'Or du Québec

L'album ne donne pas d'informations sur le voyage de Abbott et de O'Neill. Dans la réalité, les agents confédérés faisaient de longs détours pour ne pas éveiller les soupçons des autorités nordistes.

Étant du côté des lignes nordistes, Chesterfield et Blutch auraient pu voyager autrement qu'à dos de mules. Le choix de M. Goujon était peut-être lié à ses craintes. Une fois au Nord, ils auraient pu prendre un train de Portland (Maine) jusqu'à Montréal. Par la suite, ils auraient pris un autre train en direction de Lévis où ils auraient fait la traversée à Québec. Une fois à Québec, ils auraient pu acheter leur matériel de chercheurs d'or et louer des mules pour leur expédition.

B) Les vrais espions nordistes au Québec

1) Les consuls américains

Les consuls étaient des agents diplomatiques chargés de protéger leur pays et les intérêts de ses ressortissants. Il y avait deux agences consulaires au Québec : Québec (1834) et Montréal (1854).

Fin 1861, il y avait assez d'activités confédérées au Canada pour inquiéter plusieurs officiels de l'Union. (7)  C'est pour cela que d'autres agences furent ouvertes à Gaspé, Coaticook, Rimouski, Saint-Hyacinthe, Sherbrooke et Trois-Rivières. (8) En plus de leurs droits consulaires courants (fonctions commerciales), les consuls agissaient à titre de « détectives politiques ». Ils avaient pour mandat de surveiller les activités des espions confédérés.

2) Des espions au service de Lincoln

Pendant la guerre, Lincoln avait plusieurs agents qui travaillaient pour lui. Il avait besoin d'informations privilégiées afin de pouvoir réagir aux complots néfastes au gouvernement, à l'intérieur et à l'extérieur, de l'Union.

Le personnage de M. Goujon est crédible historiquement même s'il est un personnage de fiction. Dans l'album, Lincoln lui avait défendu d'intervenir afin de ne pas compromettre sa position d'observateur. (p. 4) M. Goujon devait protéger sa couverture. En tant que sujet britannique, il devait respecter la neutralité imposée par Londres (13 mai 1861).(9)
Il aurait eu de graves problèmes avec les autorités canadiennes s'il avait été démasqué, car il n'avait pas le droit d'espionner pour Lincoln.

1311210335458668211753073.jpg

3) Un véritable espion de Lincoln au Canada

Alexander Milton Ross (1832-1897) s'était fait connaître pour son implication dans trois domaines : l’abolition de l’esclavage, l’histoire naturelle et la lutte contre la vaccination. Il était un homme d’une énergie remarquable et d’un intense dévouement aux causes qu’il défendait. Il fut l'auteur de plusieurs ouvrages. Faisant partie des cercles sociaux de Montréal, il était bien placé pour recueillir des informations. (10)

Ross vers 1878 :

1311210336098668211753087.jpg
(Référence : http://bibnum2.banq.qc.ca/bna/illustrat … h/3612.jpg)

D'origine canadienne, Ross déménagea à New York à l'adolescence après le décès de son père. Il perdit sa mère à l'âge de 23 ans. Deux ans plus tard, il se maria avec Hester F. Harrington avec qui il eut 5 enfants. En 1855, il obtint son diplôme de médecin.

Activiste abolitionniste depuis les années 1850, il fut impliqué dans le chemin de fer clandestin. Il fit au moins 5 voyages dans les États sudistes. Il aurait permis à 31 esclaves d'atteindre le Canada. Il utilisait sa couverture d'ornithologue pour rencontrer en secret les esclaves sur les plantations.

Son rôle d'espion

Quelques mois après son entrée en fonction, Lincoln lui demanda d'espionner pour lui. (11)  À plusieurs occasions, Ross le rencontra avec ses officiels supérieurs afin de leur rendre compte de la situation. (12)

Dans ses mémoires, Ross raconta deux arrestations. La première fut celle de « madame Williams » qui transportait de la correspondance rebelle (vers la fin 1862). (13)  La deuxième fut celle de l'officier confédéré avec qui il partageait la cabine lors d'un voyage en bateau à vapeur vers le Nouveau-Brunswick. Ross avait obtenu des confidences de sa part sur les plans à venir (janvier 1863). (14)

Son rôle de propagandiste

Ross n'était pas qu'un espion. (15)  Lincoln connaissait très bien son idéalisme politique (abolitionnisme). Il tenta de l'utiliser pour nuire au Sud dans l'opinion publique canadienne. Lincoln savait que les activités de Ross étaient reportées dans la presse canadienne.

Enfin, Ross travailla fort pour le Nord. Il écrivit plusieurs lettres et pamphlets qui furent distribués au Canada : « The Slaveholder's Rebellion : It's Internal Causes » (La rébellion des propriétaires d'esclaves : ses causes internes) et « Slavery in the Southern States » (L'esclavage dans les États du Sud). (16)

C) Les vrais espions confédérés à Montréal

Au début de la guerre, les activités confédérées visaient à faire passer leur correspondance en Europe et à s'assurer que les prisonniers de guerre confédérés, évadés des prisons nordistes, aient un refuge. En 1864, un bureau capable de développer et d'effectuer des opérations clandestines complexes fut mis sur pied. Montréal devint le quartier général du « Cabinet canadien », un groupe de leaders sudistes qui dirigeaient les opérations d'espionnage contre le Nord. En territoire neutre, Montréal était idéalement située pour les conspirations. Les Confédérés peuvent venir et aller comme ils le désiraient. La ville était proche de la frontière non gardée avec les États-Unis.

1) Jacob Thompson

1311210335458668211753075.jpg

Jacob Thompson était le chef des services secrets confédérés au Canada. En avril 1864, il reçut ses instructions verbalement du président Jefferson Davis. Il avait une totale liberté d'action. La mission allait se dérouler sur une période de 6 mois.

Jacob Thompson avait une feuille de route impressionnante. "Self made man", il était un avocat de formation. Homme d'affaires et planteur fortuné, il était originaire du Mississippi.

Thompson était un candidat prestigieux pour ce poste. Secrétaire de l'Intérieur lors du gouvernement Buchanan, il démissionna de son poste lors de la sécession de son État. Il servit d'abord au quartier général de P.G.T Beauregard. Par la suite, il devint inspecteur des troupes du général Pemberton à Vicksburg avant d'être élu à la chambre des Représentants du Mississippi.

Les qualités de politicien de Thompson ne faisaient pas de lui un bon espion en chef. Il était le mauvais homme pour être responsable d'une mission d'espionnage. Sa personnalité était sa pire ennemie. Il était un homme indiscret, crédule et inapte pour le poste qu'il occupait. Il avait des manières qui ne plaisaient pas à tout le monde. Son langage était presque grossier et il riait trop longtemps et trop bruyamment. Ses subordonnés avaient toujours peur que quelque chose arrive. Il était un homme têtu avec des opinions bien arrêtées. Il était aveuglé par la force de ses croyances au sujet de la cause confédérée. Sans le vouloir, il compromettait les efforts de ses agents en faisant des confidences indiscrètes.

L'argent dont Thompson disposait, 600 000$, (une fortune à l'époque), était son unique avantage. Il l'a dépensé librement et de façon irrationnelle. Les agents confédérés et sympathisants le rencontraient afin de vendre secrets et ragots. Très rapidement, ses actions furent scrutées à la loupe par les agents des services secrets nordistes. Ils connaissaient la plupart de ses complots à l'avance. Enfin, même si Thompson était contrarié de quitter son poste en décembre 1864, il était « brûlé » comme espion. Il fut remplacé Edwin Gray Lee.

2) Les lieux favoris des Confédérés à Montréal

En 1861, Montréal comptait 90 000 habitants. Elle était le centre financier du Canada. Elle était une ville très attirante. La ville était un refuge pour les centaines de Confédérés qui étaient bien reçus et populaires. Les plus riches vivaient avec leurs familles dans des maisons louées, d'autres, moins aisés, vivaient dans des hôtels et les moins nantis vivaient dans des maisons de chambres.

Hôtel Donegana

1311210335458668211753074.jpg

Situé sur la rue Notre-Dame, à quelques pas de l'actuelle rue Berri, l'Hôtel Donegana accommodait les Confédérés qui ne trouvaient pas de chambres au St-Lawrence Hall. Le lieu était reconnu pour ses activités confédérées.
Malgré ses efforts, le Secrétaire d’État nordiste, William H. Steward, ne parvint pas à placer un de ses agents au Donegana!
L'hôtel est devenu l'Hôpital Notre-Dame en 1880.

Hôtel St-Lawrence Hall

1311210335448668211753066.jpg

Le « Hall » faisait partie des hôtels les mieux cotés et les plus chics de Montréal. Il était situé dans le Vieux-Montréal, sur la rue St-Jacques, près de la Cathédrale Notre-Dame et du Champ de Mars. Il était proche du centre financier de la ville, des théâtres et des meilleurs restaurants.

Le « Hall » était un endroit où les Sudistes se sentaient chez eux. Sans compter que le jet set de l'époque y avait rendez-vous.

Il ne logeait pas que des Confédérés et leurs sympathisants. Des clients des deux camps se retrouvaient dans le même lieu tout comme les officiers britanniques!

L'hôtel sera démoli en 1910 pour laisser place à l'édifice Dominion Express.

Enfin, Jacob Thompson trouvait tout ce qu'il avait besoin pour ses opérations au « Hall » (télégraphe, journaux nordistes et européens). Les bars et salles à manger étaient des lieux de rencontre propices pour les commerçants attirés par des occasions d'affaires avec les Nordistes et les Confédérés. Les agents des deux camps pouvaient approvisionner leur armée respective en munitions, nourriture et autres items. Mais il n'y avait pas que des hommes d'affaires, il y avait aussi des espions. Pour un informateur, il était possible de discuter avec des agents des deux camps. Pas étonnant que l'hôtel se soit taillé une place bien spéciale dans l'histoire du conflit.

-- Fin --
© McShan - novembre 2013 -

__________________________________

Notes :
1 - Renée Côté, Place-Royale, quatre siècles d'histoire, Montréal, Fides; Québec, Musée de la civilisation, c2000, pp. 147 et 149.
2 - Sur la photo d'époque, on voit l'Hôtel Vézina et le London Coffee House. Le dernier établissement proposait à sa clientèle, non seulement une table réputée, mais aussi, 17 chambres, 4 salons et un bar. Il fut en affaires jusqu'au début du 20e siècle. De nos jours, la « Maison Chevalier » sert aux expositions thématiques du Musée de la Civilisation.
3 - Ibid., pp. 151 et 156.
4 - Pour en savoir plus : http://www.mrn.gouv.qc.ca/chaudiere-app … oitees.jsp
5 -Il ne sera pas question des éléments de cette page dans mon exposé.
6 - Pour en savoir plus :http://fr.wikipedia.org/wiki/Canadiens_ … politiques
7  - William A. Tidwell et David Winfred Gaddy, Come retribution : the Confederate secret service and the assassination of Lincoln, Jackson, University Press of Mississippi, c1988, p. 173.
8 - Pour en savoir plus : http://french.montreal.usconsulate.gov/ … toire.html
9 - Le Canada de l'époque (Haut et Bas Canada) était une colonie. Soumis à la tutelle britannique, il ne jouait aucun rôle sur la scène politique internationale. Il ne pouvait pas choisir ses propres politiques.
10 - Claire Hoy, Canadians in The Civil War, Toronto McArthur & Co, 2004, p. 344.
11 - Alexander Milton Ross, Memoirs of a reformer, 1832-1892, Toronto, Hunter, Rose, 1893, pp. 119 et 121.
12 - Claire Hoy, op. cit., p. 344.
13 - Alexander Milton Ross, Recollections and experiences of an abolitionist; from 1855 to 1865, Toronto, Rowsell and Hutchison, 1875, pp. 141-146.
14 - Alexander Milton Ross, Memoirs of a reformer, 1832-1892, pp. 134-136.
15 - Même s'il n'en sera pas question lors de mon exposé, il semblerait qu'il faut en prendre et en laisser avec Ross. Robin W. Winks, dont l'ouvrage a longtemps fait autorité, se limite à parler que de son rôle de propagandiste. Pourtant, Winks cite les Mémoires de Ross. Dans le Dictionnaire biographique du Canada, il est écrit qu' : "Une part de mystère subsistera tant que l'on n'aura pas trouvé plus de documentation pour appuyer ses dires (…)."
16 - Robin W. Winks, Canada and the United States : the Civil War years, Baltimore, Johns Hopkins Press, c1960, p. 233.

__________________________________

Références

Bibliographie

- Ouvrages
:
- Côté, Renée. Place-Royale, quatre siècles d'histoire. Montréal, Fides; Québec, Musée de la civilisation, c2000. 188 p.
- Hoy, Claire. Canadians In The Civil War. Toronto, McArthur & Co, 2004. 416 p.
- Mayers, Adam. Dixie and the Dominion. Toronto, Dundurn Press, 2003. 255 p.
- Ross, Alexander Milton. Recollections and experiences of an abolitionist; from 1855 to 1865. Toronto, Rowsell and Hutchison, 1875. 224 p.
- Ross, Alexander Milton. Memoirs of a reformer, 1832-1892. Toronto, Hunter, Rose, 1893. 271 p.
- Tidwell, William. Come Retribution : The Confederate Secret Service and the Assassination of Abraham Lincoln. Jackson and London, University Press of Mississippi, 1988. 510 p.
- Winks, Robin W. Canada and the United States : the Civil War years. Baltimore, Johns Hopkins Press, c1960. 430 p.

- Articles de revues :

- Mayers, Adam. « Montreal's Posh Rebel Rendez-vous », Civil War Times Illustrated, January/February 1993, pp. 44-46, 74.
- Mayers, Adam. « Spies Across the Border », Civil War Times Illustrated, June 2001, pp. 28-35.

Sitographie :

« Intelligence in the Civil War »
https://www.cia.gov/library/publication … index.html
«Alexander Milton Ross»
http://en.wikipedia.org/wiki/Alexander_Milton_Ross
« Dictionnaire biographique du Canada : Alexander Milton Ross »
http://www.biographi.ca/009004-119.01-f.php?id_nbr=6408
« Mines exploitées dans Chaudière-Appalaches »
http://www.mrn.gouv.qc.ca/chaudiere-app … oitees.jsp

Hors ligne

#2 2013-11-21 18:31:25

thomas94
Général

Re : la guerre de Sécession et L'Or du Québec

Très beau texte très intéressant! Dans l'album, les dessins ont été bien fait (bien ressemblant)...Seul problème, manque de précision.


Je suis fan des Tuniques Bleues.

Hors ligne

#3 2013-11-21 18:41:40

Fred
Administrateur

Re : la guerre de Sécession et L'Or du Québec

thomas94 a écrit :

...Seul problème, manque de précision.

???

Hors ligne

#4 2013-11-21 18:52:58

thomas94
Général

Re : la guerre de Sécession et L'Or du Québec

Manque de précision dans l'album. Par exemple, tu disais "Le monument sculpté par Alfred Laliberté n'existait pas à l'époque de la guerre de Sécession, elle a été inauguré le 3 septembre 1918.".


Je suis fan des Tuniques Bleues.

Hors ligne

#5 2013-11-22 11:39:39

Fred
Administrateur

Re : la guerre de Sécession et L'Or du Québec

Ce n'est pas un manque de précision. C'est, je pense, un choix de l'auteur de faire figurer un monument qui existe vraiment. Après s'il n'a pas existé au moment des faits, ce n'est pas le plus grave, puisque le dit monument ne joue pas un rôle, autre que décoratif, dans l'album.
Raoul Cauvin et Willy Lambil sont connus pour prêter attention à la véracité des faits. Raoul a écrit de nombreux albums à partir de faits réels. Willy, pour sa part, au fil des albums s'est documenté avec de nombreux ouvrages sur la guerre de Sécession, pour être au plus près lui aussi de la vérité. Cela a été le cas, notamment avec les uniformes et les armes.
N'y voyez donc pas là un manque de précision, surtout qu'avant de mettre en ligne cet article très détaillé de Chantal, qui pouvait se targuer de savoir que ce monument n'existait pas encore pendant la guerre civile ?

Je finirai en disant que les Tuniques Bleues est avant tout une BD comique et non une BD historique. Savourons donc cette BD en tant que telle ! wink

Hors ligne

#6 2013-11-22 16:58:21

Daigoro
Général

Re : la guerre de Sécession et L'Or du Québec

Entièrement d'accord avec Fred. Ce n'est pas non plus un manque de précision de la part de Chantal/Mcshan  qui prend justement la peine de préciser que le monument n'existait pas et précise même la date d'inauguration.
On ne peut donc en aucun cas, dire, qu'il y a un manque de précision quelque part dans cet excellent sujet.

Après l'uchronie n'est pas forcement une erreur mais un choix d'auteur.

Par exemple, les films de Sergio Leone en son pleins à ras bord. C'étaient, là aussi, bien des choix et non des erreurs par un manque de recherches sérieuses.

Dernière modification par Daigoro (2013-11-23 02:46:47)

Hors ligne

#7 2013-11-22 19:52:33

thomas94
Général

Re : la guerre de Sécession et L'Or du Québec

Ok, merci, j'ai mieux compris.


Je suis fan des Tuniques Bleues.

Hors ligne

#8 2014-05-02 22:41:38

Brett Sinclair
Colonel

Re : la guerre de Sécession et L'Or du Québec

Je n'avais pas vu ce sujet, bravo Chantal, c'est bien fait et très intéressant !

J'ai appris des choses. Et la comparaison entre photos et dessins de Lambil est toujours très sympa.

Hors ligne

#9 2014-05-02 22:47:41

mcshan
Colonel

Re : la guerre de Sécession et L'Or du Québec

Merci pour tes bons mots Brett.

Hors ligne

Contact - Conditions d'utilisation - Protection de la vie privée - Les Tuniques Bleues Par Lambil-Cauvin et salvérius-© Dupuis,.