#26 2016-04-22 19:07:00

lulublue
Colonel

Re : Une peur bleue [fanfiction by lulublue]

C'est l'un des plus jolis compliments que j'ai reçu... J'ai hâte de lire tes écris smile il y a longtemps je traînait beaucoup sur livejournal ou il y avait une communauté d'écriture très importante, avec des défis hebdomadaires... j'ai vraiment appris pleins de choses avec eux. Je pense que c'est un peu mort depuis mais il y a des noyaux qui résistent.

Voilà déjà le chapitre 10!

lulublue a écrit :


Chapitre 10

Cornélius feuilletait son propre dossier sans vraiment le regarder. Quelques mots ressortaient du texte, mais il ne parvenait pas à y donner un sens. C’était juste pour faire en sorte que le caporal ne le lise pas. C’était stupide, puisqu’il allait le transporter pendant plusieurs jours, et il aurait largement le temps de le consulter.

« J’ai préparé une enveloppe cachetée à l’attention du général Alexander. Cela lui prouvera le sérieux de cette affaire.
-Ah ! » Soulagé, il referma le dossier d’un claquement sec et le rendit à Johnson. Il ignorait évidemment que Blutch connaissait déjà, en substance du moins, les conclusions du médecin. Suffisamment pour plaider sa cause, en tout cas.
Le docteur plaça le dossier dans l’enveloppe. Il n’était pas bien épais, mais il avait fait de son maximum en une seule nuit, et il scella la missive avant de la tendre au plus petit.

« Inutile de vous dire qu’elle doit rester scellée. Je vous conseille de vous mettre en route au plus vite…
-Ah mais j’y vais, ne vous inquiétez pas ! » Blutch se leva et se dirigea vers la porte. Stoppant net en se rendant compte que son ex-sergent ne le suivait pas, il se retourna.
« Nous pourrions reprendre ou nous en étions hier… Oui, caporal ?
-Oh, rien. À un de ses jours, Cornélius. T’as intérêt à bien t’occuper de mon cheval. »
Et il s’éclipsa avant même d’entendre la réponse.
« A… Attends ! » Mais il était déjà partit, et le patient se rassis.

« Hum, croyez-moi, s’il parvint à les convaincre, vous lui devrez une sacrée chandelle.
-Je sais, je m’en doute, mais… » Il ne parvint pas à formuler l’angoisse qui l’étreignait depuis qu’il s’était rendu compte que Blutch y retournait, et pas lui.
« Il est très important pour vous, n’est-ce pas ?
-On peut dire ça ainsi » répondit-il en grommelant.
« Et ça vous déplaît de le voir s’en aller.
-C’est que… J’ai toujours eu un œil sur lui. En général, il évite au maximum de recevoir des mauvais coups, mais…
-Mais c’est un soldat, et comme tous les soldats, il y a un risque pour qu’il ne revienne pas de la guerre. »

C’était ça, tout à fait. « Oui. » Il ferma les yeux. « Cela m’inquiète même plus que la menace du peloton d’exécution. Mais malgré tout, je serais incapable d’y retourner.
-Je pense qu’on avance, petit à petit, mais on avance. » Conclu le médecin dans un doux sourire.

-------------------

Les préparatifs s’achevaient et le début de l’opération était imminent. Rien que pour la charge de diversion, les effectifs étaient au complet grâce aux hommes de réserve qu’on leur avait envoyé. Alexander avait vu partir la fine fleur de l’infanterie et de l’artillerie en direction du col, et il n’attendait plus qu’une chose : que Stark se décide enfin à monter sur son cheval. Enfin, comprenez bien : il était déjà sur son cheval, mais celui-ci dormais debout, et il était presque impossible de le réveiller. Une séquelle de la précédente charge. Mais Stark refusais d’en changer, malgré le fier canasson qu’on lui avait fait amené. Il considérait que son cheval serait tout à fait à même de charger.

« A la limite, je me demande si ce n’est pas une bonne chose. Ses charges sont toujours sanglantes, aussi bien pour le camp d’en face que pour le nôtre… » Argumenta Horace.
« Autant déjà lancer la charge, et on verra ce que cela donne. Au pire, il pourra faire partie de la seconde salve… » Renchérit Stilman.
« Bien, bien… Dans ce cas… » Le général sortit sur le perron du QG et donna le départ. Les clairons sonnèrent, et Stark hurla son indémodable « CHARGEEEEEZ ! ». À l’instant même, son cheval se réveilla et entama la charge comme si de rien était. Stilman en avala de travers son soda.
« Ma parole… » S’étonna le général en tapotant le dos de son subordonné (« kof kof ! ») « On a trouvé l’anti-Arabesque. »

Pour une fois, la cavalerie nordiste ne semblait pas trop souffrir. Il fallait dire qu'elle chargeait contre un ennemi fort diminué et privé de ravitaillement décent. Observant les combats dans ses jumelles, le général ne put que sourire en pensant à la victoire toute proche.

« Enfin, je pense que les vents ont tournés et jouent en notre faveur. » S'exclama-t-il.
« Mon général! Une missive du col. Ils indiquent qu'ils sont même parvenus à hisser un second canon sur l'autre flanc, en vis-à-vis des trois aut... ouch! » Stoppé net par un coup dans le dos viril d'Alexander, Stilman se remit à tousser.
« J'adore ce genre de bonne nouvelle. Faites-moi pensé à accorder une promotion au caporal Blutch à son retour.
-Kof! »

-------------------

Le caporal galopait à toute bride abattue et ne mis que quelques heures à retraverser les frontières de l'État. Son cheval était soudainement devenu plus enthousiaste depuis qu'il avait croisé la route d'Arabesque, et Blutch en avait conçu une petite jalousie. Qu'avait-il pu se dire, ses deux-là?

Avec tout ça, il s'était fait arrosé par une averse subite en ressortant d'une vallée au microclimat assez doux. Protégeant l'enveloppe scellée sous sa veste, il courbait l'échine, complètement trempé. Même après la douche, le ciel ne se découvrait pas et il ne parvenait pas à sécher.
Lors d'une halte, il ressortit le rapport de sous ses vêtements. Heureusement, il n'avait pas trop souffert de l'humidité.

-------------------

C'est Horace qui annonça la bonne nouvelle : l'armée confédérée reculait ! Il avait pu le constater grâce aux jumelles qu'Alexander lui avait confié le temps que lui-même se prépare un café pour tenir.

« D’ici quelques heures, nous serons enfin fixé. » Il se tourna vers son ordonnance. « Relancez une seconde salve de charge pour les pousser à bout.
-Bien mon général » Le soldat les quitta pour transmettre les ordres.

« Nous pourrions aller observer sur le terrain, du côté du col, non ? » proposa Stilman, que la patiente et le flegme semblait avoir quitté.
« Ce serait une idée. Qu’on fasse préparer nos chevaux. »

-------------------

Lorsque Blutch atteint le passage qui surplombais le col, il eu la surprise d’y découvrir un champ de cadavres. Si les uniformes gris semblaient majoritaire, cela ne s’était pas fait sans pertes pour son propre camp, et il songea soudain qu’en envoyant cette information stratégique à Alexander, il avait sans doute filé un coup de main à la grande faucheuse dans ses basses besognes.

On avait dressé des tentes ci et là, et on soignait les blessé à même le sol. Perchés sur leurs chevaux, les officiers supérieurs constataient la victoire sinistre sans parvenir complètement à s’en réjouir.

« En tout cas nous détenons probablement le record de prisonnier fait en une seule bataille.
-Et d’homme perdu aussi, je suppose. »
Alexander grinça des dents. « Cessez tous les deux vos remarques défaitistes ! Nous avons littéralement anéantis une armée et nous avons évité que les survivants rejoignent les camps de celle de Lee. Le général Grant n’aura pas à en souffrir, et nous pourrons même nous joindre bientôt à lui pour sa campagne.
-Certes… » Chuchota Stilman.
« Je pense que j'aperçois le caporal Blutch, mon général.
-Cela ne m’étonnerait pas, Horace. Juste après la bataille.
-Vos remarques, Stilman ! Nous avons là l’homme sans qui tout cela n’aurait pas été possible ! »

Blutch, suffisamment près pour entendre la répartie du général, réprima une grimace de dégoût. S’il avait imaginé le carnage que cela allait engendrer, il s’en serait bien abstenu.
« Mon cher caporal Blutch ! » S’écria Alexander. « Si tant est que vous restiez encore caporal longtemps !
-Mon général.
-Je pense vous accordez bientôt un grade de sergent, qu’en pensez-vous ?
-Eh bien, j’en pense qu’en parlant de sergent… »
Redescendant sur terre, le général regarda derrière Blutch. Personne ne l’accompagnait.

« C’est vrais, finalement, c’était votre mission initiale, après tout. Ou est-il ? » Le soldat, qui avait mis pied à terre à la suite d’Alexander, serra un peu plus fort l’enveloppe contre lui. Il était encore temps de mentir, de dire qu’il ne l’avait pas trouvé, mais si ça le dédouanait, Chesterfield, lui, ne connaîtrait pas de répit.
« Il n’est pas là, mon général.
-Vous ne l’avez donc pas retrouvé ?
-Si, mon général. » Alexander réfléchit un instant. « Il était encore en convalescence lorsqu’il nous a précipitamment quitté. L’avez-vous emmené à l’infirmerie, caporal ?
-A vrais dire, mon général... » Il rajoutait des courbettes à chacun de ses mots, et finalement se sentit aussi stupide que le sergent au temps ou il donnait du « Yes sir ! » À tout va. « Il ne m’a pas suivit, mon général. Je l’ai trouvé, mais je ne l’ai pas ramené. »

Entendant cela, Horace et Stilman (qui étaient également descendus de leurs montures) se préparèrent à retenir Alexander s’il venait à exploser. Celui-ci devint rouge, puis pris une teinte violette que Blutch jugea mentalement « intéressante » et enfin, il poussa un soupir exaspéré.
« C’est bien parce que je vous doit cette victoire, caporal, sinon je vous aurais déjà écharpé.
-Laissez-moi vous expliquer…
-Rien du tout ! Stilman, faites diffuser une affiche…
-Attendez ! Si vous ne m’écoutez pas, lisez au moins le rapport du médecin.
-Certainement pas ! » Saisissant l’enveloppe, il la jeta derrière lui et remonta prestement sur son cheval. « Je ne vous en tiendrais pas rigueur et vous proposerai tout de même pour le grade de sergent. Mais je ne supporte pas les déserteurs. » Il s’apprêtait à partir au galop en direction du quartier général. « Vous, au moins, vous jouiez le jeu, vous reveniez à chaque fois. » Et il les laissa seuls sur le promontoire rocheux.

Je suis bêtement fière de moi pour ma blague avec le cheval de Stark. Si je devais choisir une seule scène de mon histoire qui devait être mise en case de BD, c'est celle-là.

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#27 2016-04-23 11:21:26

juju
Colonel

Re : Une peur bleue [fanfiction by lulublue]

Par contre j'arrive jamais à écrire plus de quelques pages, je fais surtout des bouts d'histoires. Et je sais pas si un jour je ferais lire mes textes à quelqu'un, je les trouves assez simpliste.

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#28 2016-04-23 22:56:12

lulublue
Colonel

Re : Une peur bleue [fanfiction by lulublue]

Ah ça, j'ai mis plein de temps avant de montrer mes textes aussi...

Tiens une idée de jeu d'écriture / entrainement, puisque tu sembles écrire des fragments: les drabbles. Le principe c'est une matière de base (on va dire Les Tuniques Bleues), un thème/mot à placer (par exemple "buisson", tu peux juste te contenter de placer le mot buisson ou de situer l'intrigue derrière un buisson) et un nombre de mots limite (100 mots pour un drabble classique, mais ça peut monter à 200, 300... mais ce doit tomber rond).

Ça permet de tenter de faire un debut/milieu/fin à une histoire, une scène on va dire, et la limite de mots oblige souvent à reformuler... pour allonger ou diminuer une phrase... sans pour autant devoir planter un décors complet et une intrigue à rebondissement.

(Si tu veux un stock de mot-défis fait moi signe, sans obligation de les montrer à qui que ce soit.)

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#29 2016-04-24 11:11:38

juju
Colonel

Re : Une peur bleue [fanfiction by lulublue]

merci beaucoup pour tes conseils smile

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#30 2016-04-24 15:37:18

juju
Colonel

Re : Une peur bleue [fanfiction by lulublue]

et volontiers pour que tu me donne un stock de mots définit, j'ai déjà essayé de commencé, mais c'est assez dur.
Mais bon, faut s'entrainer pour s'améliorer

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#31 2016-04-24 19:33:16

lulublue
Colonel

Re : Une peur bleue [fanfiction by lulublue]

Oui c'est dur au début (heureusement que word permet de compter les mots!).
J'avoue que mes conseils sont un (tout petit) peu intéressés. Il y a très peu de fanfictions sur les Tuniques Bleues (une trentaine toutes langues confondues, tout style confondus), je mise sur l'avenir en encourageant des gens à écrire, même pour eux-même big_smile

Alors des mots... une dizaine pour commencer. Je vais souvent les piocher sur livejournal (mf_100_mots) ou dans un dictionnaire.
-Contestation
-Flagrant délit
-Orientation
-Retard
-Instinct
-Amour-propre
-Mathématique
-Préjugé
-Sable
-Noblesse

Bon amusement big_smile Je suis justement à réfléchir à répondre au "Buisson" que j'avais donné en exemple hier.

Huuum, donc, je pense que c'est aujourd'hui que je poste le chapitre 11?

lulublue a écrit :

Chapitre 11
Horace ramassa l’enveloppe et la dépoussiéra. Elle ne semblait pas avoir trop souffert. Stilman regardait Blutch d’un air inquiet, et celui-ci gardait une mine absolument neutre, comme frappé de stupeur.

Au bout d’un moment, il arriva à articuler une phrase :
« … Il sait ou il peut se les mettre, les barrettes de sergent ?
-Caporal, un peu de retenue. Il va se calmer. Horace, pouvez-vous décacheter cette enveloppe, s’il vous plait ? »

Celui-ci s’exécuta, et un peu de cire effritée tomba dans l’herbe. Il en sortit le rapport relié avec de la ficelle, légèrement gondolé par l’humidité.
« Avant toute chose, si vous nous racontiez ? »

-------------------

Le service de midi s’achevait enfin, et Cornélius songeait au stock de bois qu’il avait récupéré la veille et qui patientait dans l’arrière-cour du Alamo. Il en avait suffisamment pour construire deux box à chevaux et une clôture.
« Je vais prendre le relais, mon grand, tu peux aller profiter de ton après-midi. » lui dit sa mère, déposant les derniers plats dans la bassine de vaisselle.

« Ça va déjà beaucoup mieux, je vais sans doute faire quelques aménagements dans le pré de derrière. » répondit-il.
Elle le regarda avec un mélange de fierté et d’inquiétude. « D’accord, mais ne force pas trop tout de suite. » et il s’éclipsa dans l’arrière-cour.

Là, il déplia le plan qu’il avait dessiné cette nuit – un plan rudimentaire, juste ce qu’il fallait pour estimer le travail à abattre. Néanmoins, il décida d’entamer d’abord la construction de la clôture, au cas où il n’aurait pas assez de bois pour faire plus d’un box. Au moins, il y installerait Arabesque et elle ne resterait plus seule à la maison toute la journée.
Avec un premier piquet en bois, des clous pleins les poches et un marteau qui avait connu des jours meilleurs, il entama le travail.

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Stephen Stilman en était à la troisième relecture du dossier pendant qu’Horace continuait à poser des questions de moins en moins pertinentes au caporal. Il en était également à son quatrième (ou cinquième ?) verre de limonade et il avait la désagréable impression que son cerveau se remplissait progressivement de bulles.

« Je suis définitivement convaincu que de réintégrer le sergent serait vraiment peu charitable. Néanmoins, je ne peux pas le réformer. Pour ça, il faut l’autorisation du général.
-Oui, je m’en doute… » Soupira le caporal.
« Il faut vraiment l’en convaincre ! J’irais lui parler. » Décida Horace.

Les deux autres le regardèrent avec des yeux ronds, étonné de l’éclat et du courage soudain dont faisait preuve le major.
« Je peux peut-être vous accompagner…
-Certainement pas, Stephen. Vous ferriez pire que mieux. » Il partit dans la direction du quartier général. « Mais gardez toujours le rapport. Si tout va bien, il acceptera de le lire. »

-------------------

En effet, une heure et demi plus tard, Alexander se dirigeait d’un pas colérique vers le caporal et le capitaine. Ce dernier déposa son septième soda et se leva pour ne pas donner trop l’impression qu’il se la coulait douce.

« Horace m’a suffisamment harcelé avec cette histoire, je n’en peu plus. Donnez-moi ce fichu rapport. »
Blutch, qui ne l’avait finalement pas lu par respect pour Chesterfield, lui tendit à contrecœur. Lui arrachant presque des mains, le général le feuilleta sans ménagement, s’arrêtant sur certains points et jurant de temps en temps. Puis, il le referma sèchement et demanda au caporal :

« Et vous, qu’en pensez-vous ?
-Que nous devrions le laisser tranquille. » A ces mots, Alexander réfléchit encore quelques instants.
« Je vous connais, Blutch. Vous ne courrez pas après les médailles et les honneurs. C’était plutôt le sergent Chesterfield qui était dans ce cas, ce qui me pousse à penser que ce devait vraiment être sérieux pour qu’il se décide à tout plaquer. »

Il marqua un temps. Tendu vers lui, le caporal attendait qu’il aille au fond de sa pensée. « Si nous lui faisions une lettre de réformation en bonne et due forme, est-ce que ça vous suffirait comme récompense pour votre bravoure ?
-Cela suffirait amplement.
-Personne ne saura ce que vous avez fait. Sur le rapport de la bataille, je noterais que le renseignement que vous m’avez fournis venait de Chesterfield, et que, lorsque je lui ai demandé ce qu’il souhaitait pour le remercier, il m’a demandé de retourner à la vie civile.
-Je pense que ce sera une belle conclusion à tout cela, mon général. »

Alexander souri, satisfait du compromis.
« Bien, maintenant, j’ai un rapport à rédiger. Messieurs… » Et il les quitta pour rentrer dans son état-major.
Blutch ne pouvait cacher sa satisfaction. « Comme ça, on évitera de me faire passer pour un héros de guerre. Ça aurait nuit à ma réputation. »
La remarque fit rire Stilman, qui lui donna une grande tape dans le dos.

-------------------

Une petite semaine plus tard, Arabesque pu s’installer dans le premier box. Finalement, son nouveau maître avait assez de bois pour en construire deux autres, ce qui laissait présager de la compagnie à plus ou moins court terme. Elle profita aussi du foin frais avec enthousiasme.

« Alors, bien installée ? » demanda Chesterfield en lui flattant la bride. Il vint s’asseoir près d’elle et s’appliqua pour écrire à la craie sur une ardoise :

Box à chevaux
2 dollars la nuit
Reste : 2 pl.

Satisfait de son travail, il alla l’installer sur la façade du bar. Comme il plantait le clou, le facteur passa à coté de lui et s’arrêta.
« Ah, monsieur Chesterfield ! J’allais justement vous déposer votre courrier chez vous. » et il lui tendit une enveloppe d’allure officielle. Son cœur rata un battement. Ce ne pouvait être qu’une bonne nouvelle, n’est-ce pas ? Ils ne lui auraient pas envoyé une lettre pour lui annoncer qu’il devait être fusillé ? Si ?

« Merci mon brave. Je vous offre un verre ?
-Ahaha, pas pendant le service, on m’a déjà pris la main dans le sac… Enfin le nez dans la chope… Par contre, tout à l’heure, je ne serais pas contre.
-N’hésitez pas. » Et le facteur s’en fut achever sa tournée.
Fébrilement, il acheva l’installation de l’ardoise et se hâta de rentrer. Il prévint sa mère qu’il reviendrait dans quelques minutes pour préparer le repas de midi, puis se réfugia dans le box d’Arabesque pour s’isoler.

« C’est, pour ainsi dire, le moment de vérité, ma belle. »
Elle le rassura d’un hennissement, et cela lui donna le courage de déchirer l’enveloppe. Une lettre imprimée, annonçant sa réformation, accompagnait une lettre manuscrite du général Alexander. Respirant un bon coup, il commença la lecture.

Sergent,
Sachez que je suis extrêmement déçu de votre réaction, mais, selon votre dossier médical, vous n’y pouvez apparemment rien. Il aurait été probablement plus simple de vous faire suivre sur place par un médecin, qui aurait rendu un rapport équivalent, et vous auriez été réformé en bonne et due forme.
Toutefois, il vous faut être au courant de la situation telle qu’elle est, officiellement : vous avez accomplis un acte particulièrement glorieux, c'est-à-dire la découverte d’un point faible dans les positions de l’armée sudiste, ensuite, à votre demande, je vous ai accordé votre souhait de quitter l’armée. Telle est la version officielle, inscrite dans les archives militaires. Je vous demanderais de vous y conformer.
Je n’oublie néanmoins pas tous les services réels que vous avez rendus à l’armée.
En vous souhaitant beaucoup de succès dans votre vie future,
Bien à vous,
Général A. Alexander

Repliant la lettre, Chesterfield se sentit soulagé. Il se résolu d’aller montrer sa lettre de réformation au docteur Johnson et le remercier chaleureusement. Mais avant, il prit une brosse et s’occupa de la crinière d’Arabesque.
« Je pense que je dois beaucoup à ton maître, pour ce coup-là. » lui chuchota-t-il.

Puis, il alla porter la nouvelle à ses parents. « J’ai enfin reçu ma lettre de réformation. » déclara-t-il dans la cuisine.
« Mais c’est merveilleux mon chéri. Je suis sûre que la poste était retardée à cause des combats… tu t’inquiétais ?
-Non, non, je me doutais un peux qu’ils étaient retardés.
-Va le dire à ton père, il est en train de servir en salle. »

Il alla lui expliquer sobrement, et la nouvelle réjouit son père. Ensuite, il prévint qu’il sortait quelques minutes.
« Ne sois pas en retard pour le service de midi ! » lui lança sa mère, dans la cuisine.

-------------------

Énid lui ouvrit sans un sourire. « Le docteur vient juste de rentrer, je vais le prévenir. » Et elle tourna les talons, le laissant seul dans la salle d’attente. Son cœur battait à la chamade contre le tissu de sa chemise, contre la poche où était pliée sa lettre de réformation.

L’épouse du médecin ressortit de la salle de consultation et lui fit signe d’y entrer. Elle referma la porte derrière lui, et il découvrit le docteur Johnson en train de boire un café noir en consultant ses papiers. Lorsqu’il leva la tête, il afficha un large sourire.

« Vous semblez tellement heureux que je ne peux m’empêcher d’être heureux pour vous. Mais que me vaut votre visite, Cornélius ?
-Une bonne nouvelle. Votre dossier a eu son petit effet : j’ai reçu ma lettre de réformation. » Il sentit les commissures de ses lèvres se tendre encore plus. Il ne pouvait vraiment pas s’empêcher d’être soulagé.

« Un poids en moins sur votre cœur, n’est-ce pas ?
-Oh, oui !
-Et si nous en profitions pour en discuter un peu ? »
Une ombre passa dans le regard de Chesterfield, puis il s’assit sur le fauteuil confortable qui faisait face à celui du médecin.

J'avais retravaillé la disposition des chapitres... Je peux donc vous dire que le chapitre 12 sera le dernier! Je n'ai pas encore d'autre texte pour l'instant, mais j'y pense... J'ai quelques scènes cohérentes en tête, mais de là à en faire quelque chose...
Bonne soirée à tous smile

Dernière modification par lulublue (2016-04-24 19:34:50)

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#32 2016-04-25 10:20:59

lulublue
Colonel

Re : Une peur bleue [fanfiction by lulublue]

Du coup je l'ai écris tard hier soir. C'est un petit morceau de 100 mots qui prend place dans l'histoire générale de "Une peur bleue", plus particulièrement le premier chapitre.

lulublue a écrit :

Ses lèvres quittèrent l’embouchure du clairon et ses mains lâchèrent la bride d’Arabesque.

Dans quelques secondes, après l’annonce de la charge, il serait à terre, fidèle à lui-même. Il repéra un buisson qui amortirait sa chute. La jument s’affaissa sans lourdeur, et il se dissimula derrière le buisson. Connaissant son rôle, elle attendit un peu avant de repartir tranquillement vers son enclos.

A ce moment, Blutch se releva et jeta un coup d’œil au champ de bataille, pour constater le carnage auquel il avait échappé. Au loin, un soldat s’effondrait… Non, pas un soldat, un sergent ! Le caporal jura.

Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas écris de drabble...

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#33 2016-04-26 18:50:22

lulublue
Colonel

Re : Une peur bleue [fanfiction by lulublue]

Voilà le chapitre 12. Il est court, mais il clôt (en quelque sorte), l'histoire.

lulublue a écrit :

Chapitre 12
Quelques mois avaient passés et le Alamo ne désemplissait pas. Les voyageurs étaient très heureux de pouvoir louer des box à chevaux confortables pour s’offrir une pause sur la route, qui était bien plus fréquentée depuis que les nordistes l’avaient placé sous leur contrôle d’un bout à l’autre, et que les rebelles avaient été chassés bien loin.

Blutch passa la tête à la fenêtre et constata que son saloon était presque complet ce midi-là… Mais il avait tellement hâte d’aller embêter Chesterfield !

Il galopa en avant pour rattraper la troupe et la dépassa. Il chevaucha tout près d’Horace, qui tourna la tête vers lui.
« Major… si je vous promets de rejoindre le campement avant la nuit tombée, puis-je faire une halte dans ce village ? J’y possède un bar et j’aimerais constater s’il est bien tenu par les gérants. »

Le haut gradé haussa les épaules, montrant qu’il n’y voyait pas d’inconvénient. Alexander se tourna vers le caporal et lui donna son autorisation.
« Permission de l’accompagner, mon général ? » Demanda Stephen Stilman. « Je meurt de soif.
-Allez-y. Caporal, veillez tout de même à ce qu’il ne boive pas trop de pétillant, on se souvient des dégâts de l’autre fois… » Le capitaine grimaça. « Oh, un seul verre me suffira. »

Les deux soldats se détachèrent de la troupe pour revenir sur leurs pas. Ils attachèrent la bride de leurs chevaux devant le Alamo et entrèrent dans le saloon, ou ils s’attablèrent directement au bar.
« Bonjour, madame Chesterfield. Un verre de lait frais pour moi et une limonade pour le capitaine, s’il vous plait.
-Avec une paille. Attendez… Chesterfield ? »

La vieille dame qui servait au comptoir se tourna vers lui. « Nous n’avons malheureusement plus de paille, capitaine.
-Ce n’est pas grave, mais… » Mais il fut coupé par le cri de surprise de la serveuse.
« Oooooh, mais c’est Blutch, comme si je m’y attendais ! » s’exclama-t-elle en détaillant le caporal. « Vous êtes de passage ?
-Malheureusement oui, nous devons repartir assez rapidement.
-Le général Grant a demandé des renforts. Il parait qu’il a su coincer Lee du côté de la gare d’Appomattox…
-Coincer Lee ? Cela ne durera plus très longtemps, alors… » Elle soupira. « Tant mieux. Ah, mais attendez, je vais appeler Cornélius… CORNÉLIUS ! »

Le grand rouquin émergea de la cuisine, un couteau affûté à la main.
« Oui M’an ?
-Regarde qui vient nous rendre visite ! »
Stilman regarda le couteau, puis l’ancien sergent, et enfin Blutch. Cette situation l’inquiétait, connaissant les deux asticots… Qui tombèrent dans les bras l’un de l’autre, à son plus grand étonnement. Au même instant, un verre de soda apparu devant lui sans qu’il s’en aperçoive.

-------------------

Un peu plus tard dans l’après-midi, Stilman détachait son cheval et s’apprêtait à rejoindre la troupe. Il préférait néanmoins attendre Blutch, qui restait désespérément accroché au comptoir (il n’avait pourtant bu que du lait…)

« Je n’ai pas vraiment envie d’y retourner… » Se plaignait-il.
« Le contraire aurait été étonnant.
-Oh, ça va vous, ça fait des mois que vous êtes loin de tout ça ! Mais je n’ai pu dresser aucun cheval comme Arabesque, je suis bien obligé de charger… » Il avait passé une petite heure à galoper avec sa jument, et il maudissait le sort de devoir s’en séparer à nouveau.

« De toute manière, rassurez-vous, si Stilman dit vrais, c’est bientôt fini. Et en plus, vous retrouverez votre bar géré d’une main de maitre…
-Oui, sympa l’idée des box, d’ailleurs…
-Merci. »
Le caporal acheva son verre et le reposa sur la table, mais ne le relâcha pas. Il était soulagé au moins d’une chose : s’ils avaient parlé de la guerre toute l’après midi, Chesterfield n’avait pas semblé paniqué en l'évoquant. Était-il enfin apaisé ?
« Je crois que le capitaine m’attends.
-Et il à bien raison, vous êtes à deux doigts de déserter. » Plaisanta l’ancien sergent. Son caporal lui lança un regard noir, puis soupira.
« Bon, eh bien, à dans quelques jours, Cornélius. » Et il tourna les talons et se dirigea vers les portes à double-battants.

« Attends un peu ! »
Cette fois-ci, il l’entendit et il se retourna.
« Fais attention. » Un sourire éclaira le visage de Blutch.
« Évidemment ! Ce n’est pas après avoir survécu quatre ans de cette fichue guerre que les Reb’s m’auront ! » Lui faisant signe de la main, il passa la porte qui se referma en oscillant derrière lui. Par la fenêtre, Chesterfield le vit enfourcher sa monture et partir à la suite de Stilman en direction du sud.

Voilà, c'est fini... Alors, qu'en avez-vous pensé ? J'espère que vous n'êtes pas en train de préparer le goudron et les plumes parce que la fin était trop ouverte...
Bon, par précaution, je vais quand même m'en aller discrètement, hein.

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#34 2016-04-27 21:08:43

juju
Colonel

Re : Une peur bleue [fanfiction by lulublue]

très bonne fin, ainsi que le tout le reste de l'histoire
Quoique la fin un peu trop ouverte wink

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#35 2016-04-27 21:33:56

juju
Colonel

Re : Une peur bleue [fanfiction by lulublue]

Il y a quand même une chose qui m'intrigue dans le dernier chapitre, c'est qu'est-ce qui c'est passé quand Stilman a trop bu? Je sais que c'est stupide, mais ça me hante de ne pas savoir ce qui c'est passé.
Surtout qu'il est mon personnage préféré, ça m'intrigue d'autant plus.

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#36 2016-04-27 22:32:23

lulublue
Colonel

Re : Une peur bleue [fanfiction by lulublue]

Merciiii! Oui, ouverte, mais au moins vous pouvez imaginer ce que vous voulez. Je n'étais pas du tout satisfaite par la fin que j'ai imaginé en premier, trop mièvre (à grand renfort de "Et Arabesque eu pleins de petits poulains" tu vois le genre), pas du tout dans le ton du texte que j'avais écris jusqu'alors.

J'avais imaginé cette fin pour éloigner la fin ultra-glauque qui me semblait évidente jusqu'à ce que je me rappelle qu'on ne tuait pas les héros de BD. Donc je vous laisse à votre imagination.

Peut-être que Blutch a fini par reprendre son bar et que Chesterfield a investit ce qu'il avait gagné dans un élevage de chevaux un peu plus loin sur la route. Je ne sais pas. Il a peut-être même épouser Amélie, qui sait (ou alors elle est partie avec Plume d'Argent pour faire bisquer son père). Stilman a fini par soigner son addiction à la limonade et se contente de tisanes. Stark c'est peut-être pris un mauvais coup à Appomattox, c'est remis à la couture et c'est installer avec le facteur (roooh!). Et Arabesque a eu des poulains. L'avantage de cette série c'est qu'ils sont bloqué dans cet éternelle guerre et que rien ne change, jamais. C'est un poil frustrant, mais ça laisse l'esprit vagabonder...

Aaah, Stilman et la limonade... promis j'essaye d'écrire un drabble d'ici le weekend sur cet incident. À vrais dire je voulais le placer dans une future fic, que j'ai commencer à écrire... mais comme la dernière fois, c'était sensé être des gags, et a la fin du premier chapitre, Stilman était sourd, Horace à moitié mort et Alexander tombé aux mains des confédérés. Nos deux héros n'avaient pas pointé leur bout de leurs nez, j'ai décidé de les épargner et de reprendre se texte quand j'aurais vraiment des gags en réserve.

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#37 2016-04-27 23:03:37

lulublue
Colonel

Re : Une peur bleue [fanfiction by lulublue]

J'ai oublié un truc à propos de Stilman. Comme toi, j'ai beaucoup d'affection pour lui.
Quand j'étais petite, il y avait un humoriste belge que j'adulais (il était pourtant d'un certain âge déjà) et j'écoutais ses sketch sur 45 tours sur la vieille platine de mes parents. Tous les samedi soir, il y avait aussi une vieille dame qui passait à la télé dans une émission super drôle et qui s'appelait madame Gertrude, et je rêvais qu'elle soit mon arrière-grand-mêre. J'ai mis quelques années à saisir que Stéphane Steeman et Madame Gertrude étaient la même personne.

L'année passée, il est décédé. Une large part de son élégie funèbre était dédié à son art, à son humour, à son amour de la bande-dessinée (l'un des plus grands tintinophile au passage...). Et, tout petit dans un article, à peine murmuré à la télévision, il était évoqué que ses amis Lambil et Cauvin lui avaient rendu hommage en créant un personnage à son image. Et c'est vrais. Stephen Stilman est l'image même de Stéphane Steeman jeune, tel qu'il était sur les pochettes de 45 tours.

J'avais perdu un dieu de mon enfance, une sorte d'ami lointain. Mais, par chance, il me suffisait juste d'allumer ma (nouvelle) platine ou d'ouvrir un album des Tuniques Bleues pour le retrouver, un peu...

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#38 2016-04-28 21:27:35

juju
Colonel

Re : Une peur bleue [fanfiction by lulublue]

Ouais, ce serait sympa le drabble, mais tu n'est pas obligée ( surtout si tu introduit l'histoire dans l'autre fic. que tu écris). Je peux aussi l'écrire moi même, ou en tout cas essayer ( à ma manière bien sûre). Mais c'est vrai que je trouve que se soit mieux que tu le fasse, parce que tu as un style d'écriture qui me plait beaucoup.

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#39 2016-04-29 18:53:41

lulublue
Colonel

Re : Une peur bleue [fanfiction by lulublue]

Du coup j'ai réussi à plus ou moins l'introduire dans "Une peur bleue". Cela prend place durant le chapitre 11.
Tu peux bien sûr, si tu as une idée de la question, tu peux écrire une autre raison pour laquelle Alexander ne veut vraiment pas que Stilman boive à nouveau une dose exagérée de pétillant big_smile je suis curieuse!

lulublue a écrit :

Le général était troublé. Ce n’était pas à cause de la lettre qu’il écrivait à l’ex-sergent, au contraire, ça le soulageait. Ce qui le troublait, c’était le hoquet du capitaine Stilman qui ne semblait pas vouloir en finir.

« Je pense que vous avez bu trop de limonade cette après-midi. » Chuchota Horace.
« C’est le… hic… le stress. J’ai cru qu’il n’accepterait jamais –hips– de réformer Chesterfield. »

Excédé, Alexander reposa son stylo-plume. « Si vous ne quittez pas le quartier général jusqu’à ce que vous vous soyez débarrassé de ce hoquet, je signe votre réformation.
-Huc ? »

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#40 2016-04-29 19:08:06

juju
Colonel

Re : Une peur bleue [fanfiction by lulublue]

C'est un super drabble, par contre si j'en fait un, ça me prendrait énormément de temps. Et pour l'instant avec les examens qui approchent je n'ai plus trop de temps pour écrire, mais j'essaye quand même de faire quelques lignes par jour. Donc le drabble, pas pour l'instant, désolé.

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#41 2016-04-29 19:09:39

lulublue
Colonel

Re : Une peur bleue [fanfiction by lulublue]

C'est normal, courage pour tes examens!!!

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#42 2016-04-29 19:13:22

juju
Colonel

Re : Une peur bleue [fanfiction by lulublue]

merci beaucoup, je garde la foi et ton histoire m'a permis d'oublier le stress, donc c'est cool que tu l'ai postée. Merci encore et j'essayerais de posté mon drabble une fois.

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#43 2016-05-11 23:28:25

la_mascotte
Lieutenant

Re : Une peur bleue [fanfiction by lulublue]

Salut lulublue!

Je viens de lire ton histoire d'une traite et je l'ai trouvée formidable. Elle mériterait largement d'être mise en image malgré la violence de certaines scènes (mais cette violence semble nécessaire pour comprendre le mal qui ronge Cornélius). Si un jour la série devait s'arrêter, ce serait une conclusion parfaite aux aventures de Chasterfield et Blutch (pourquoi pas un double tome). Tout y est: le suspense, l'humour, l'aventure, l'émotion... C'est bête à dire mais cette histoire est bien meilleure que certains tome récents de la série. Bravo!

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#44 2016-05-12 10:56:20

lulublue
Colonel

Re : Une peur bleue [fanfiction by lulublue]

Un grand merci, la mascotte! J'en rougis.

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