#1 2017-08-30 21:35:28

stefounet
Caporal

Sauvetage in-extremis

J'ai enfin fait ma propre fanfiction sur les Tuniques Bleues. Donc je me fais un plaisir de vous la poster petit à petit ici ^^

Bonne lecture !



  Chapitre 1

Le sergent Cornélius Chesterfield, un grand rouquin imposant, chevauchait un magnifique étalon noir dans les prés aux alentours du campement.

La nuit commençait à tomber et il n’avait toujours pas retrouvé Blutch, son subordonné. Un homme assez petit et chauve, qui détestait la guerre et qui passait la majorité de son temps à essayer de déserter. Mais celui-ci était à chaque fois ramener par le sergent.
Mais cette fois-ci, Chesterfield ne le trouva pas et il dû retourner auprès de ses supérieurs pour leur annoncer son échec.

-Comment ça, vous ne l’avez pas trouvé. Il ne s’est pas volatilisé quand même. En si peu de temps et avec tous les confédérés qu'il y a dans les parages, il ne doit pas être loin.

-Calmez-vous Alexander, lui dit gentiment le colonel Horace en lui posant une main sur l’épaule.

Le sergent essaya de se défendre, mais ne trouvant pas d’excuse valable, il fut mis aux arrêts.

« Quel susceptible ce général » pensa-t-il.

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Une semaine plus tard, Chesterfield pu enfin sortir de la prison. On lui donna alors l’ordre de se rendre au quartier général. Se qu’il fit immédiatement.

Une fois arrivé devant la bâtisse, Chesterfield se dirigea vers l’entrée, lorsque la porte, dans un mouvement brusque, s’ouvrit. Laissant apparaitre le général Alexander. Le sergent, surpris, recula de quelques pas, puis il entrât. La mine du vieil homme ne laissa aucun doute à Chesterfield.

-Bon, je ne vais pas y aller par quatre chemins. Le caporal Blutch a été retrouvé et il va de soi qu’il sera fusillé.

Chesterfield, même en s'y étant préparé, n’en crut pas ses oreilles. Il chercha le regard des autres officiers présent, mais ils détournèrent tous le regard. Même Stilman, qui d’habitude prenait leur défense. Le haut gradé demanda à un soldat de raccompagner le sergent. Dès qu’il fut dehors, Chesterfield se dirigea jusqu’au cabanon qu’il venait à peine de quitter.

-Ouvrez ! cria-t-il aux deux gardes.

Les soldats, connaissant les manières brutales du sergent, exécutèrent son ordre sur le champ. A peine avaient-ils ouvert le cachot, que Chesterfield se glissa à l’intérieur et referma aussitôt la porte.

-Qu’est-ce qu’il vous à pris de faire une pareille bêtise ? Vous savez ce qu’il va vous arrivez maintenant. Je vous ai toujours aidé à vous en sortir, mais cette fois je ne peux plus rien pour vous, pauvre imbécile.

Blutch, allongé sur le lit, ne daigna même pas le regarder. Mais son supérieur n’allait pas en rester là, il connaissait les points faibles de son ami.

-Vous avez pensé à Arabesque. Si vous mourez, les hauts gradé l’enverront à l’abattoir. Un cheval qui ne sait pas charger n’a pas sa place à l’armée.

Chesterfield avait visé juste. Ses mots touchèrent Blutch, encore mieux qu’il l’avait espéré d’ailleurs.

-Ah, ça jamais ! Personne ne touchera à Arabesque. Et si quelqu’un essaye de lui faire du mal, je suis sûr que vous la protégerait. Vous aurez ma mort sur la conscience et pour vous sentir mieux vous vous occuperez d’Arabesque.

Le sergent compris qu’il était peine perdu d’essayer de raisonner Blutch. C’est pourquoi il préféra s’en aller.

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#2 2017-10-16 11:56:43

stefounet
Caporal

Re : Sauvetage in-extremis

Je tiens à m'excuser pour cet énorme trou entre les deux publications, j'étais assez occupé avec mes études hmm

Mais voici donc enfin la suite de l'histoire ! (que j'espère que vous allez apprécier ^^) Bonne lecture smile


   Chapitre 2 :

En marchant jusqu’à sa tente, Chesterfield repensa à ce qu’avait dit le caporal : « vous aurez ma mort sur la conscience ». Il repensa alors au jour de leur rencontre, dans le bar de Blutch. Ce fut un jour mémorable pour lui, alors que ce fut un des pires pour le caporal. Il se rendit compte que son subordonné avait raison, il s’en voudrait s’il venait à mourir. « Je dois tout faire pour le sortir de là. » se dit-il.

En premier, il fallait qu’il essaye de parler aux officiers, pour les convaincre de l’innocence de Blutch. C’est ainsi qu’il s’en alla retrouver le capitaine Stilman.
Comme à son habitude, le capitaine sirotait son habituel verre de limonade avec les autres officiers.

-Puis-je vous parler en privé, mon capitaine ?

Stilman lui répondit par l’affirmative et le suivit un peu plus loin. Il écouta ensuite la proposition du sergent.

-Mon capitaine, si quelqu’un, ici, doit être fusillé, c’est moi.

-Mais…mais pourquoi dites-vous cela ? Je…Vous…Vous n’avez rien fait, répondit Stilman surpris.

C’est alors que Chesterfield lui expliqua l’histoire de sa rencontre avec Blutch. Stilman écouta attentivement et ne l'interrompit pas. A la fin de son récit, le sergent attendit une réaction de la part de son supérieur, mais celui-ci resta de marbre.

- Etes-vous désormais prêt à l'aider, mon capitaine ? questionna Chesterfield.

Le haut gradé hésita un court instant avant de répondre, encore une fois, par l'affirmative. Son subordonné fut soulagé par son choix et il lui expliqua alors le plan qu'il avait conçu pour secourir le caporal Blutch.

- Je vais essayer de convaincre les autres membres de l'état major, mais ce n'est pas gagné. Surtout Alexander, il est très à cran depuis la défaite de notre dernière bataille.
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De retour au quartier général, le capitaine demanda l'attention de tout le monde, pour leur raconter le récit que venait de lui citer le sergent.

- Ne pensez-vous pas que le caporal a déjà beaucoup trop souffert et qu'il serait préférable de le laisser retourner à la vie civile ?

Par ses mots, Stilman essaya d'attendrir les autres officiers. Cela fonctionna presque, d'ailleurs, car le général eu un moment de compassion. Mais celui-ci reprit rapidement ses habitudes.

- Il n'en n'ai pas question. C'est un soldat, et un déserteur, et il doit son sort.

Horace, qui était toujours du parti de Stilman, déclara qu'il était d'accord avec le général. Son revirement surpris tout le monde, mais surtout le capitaine, qui le croyait son ami.

- Stilman, jamais il ne changera et de plus, je vous rappelle qu'il a déjà beaucoup profité de notre gentillesse. Cette fois, il va devoir assumer les conséquences de ces actes.

Le capitaine, comprenant que c'était une cause perdue, acquiesça tristement et sortit de la pièce en traînant les pieds.
En marchant, il repensa aux premiers jours de sa carrière militaire. Il était un jeune homme plein d'enthousiasmes et prêt à en découdre avec l'ennemi. Un peu comme le sergent Chesterfield. Puis, il s'était rendu compte de ce qu'était vraiment la guerre. Il avait alors commencé à devenir paranoïaque, et chaque nuit, il refaisait ce même cauchemar. C'est à cause de cela qu'un jour, il avait quitté l'armée. Mais il ne le fit pas par la grande porte, il le fit par la petite, comme venait de faire le caporal. En désertant.

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#3 2017-12-09 14:35:06

stefounet
Caporal

Re : Sauvetage in-extremis

Chapitre 3 :

Blutch était étalé sur sa couchette. Sa veste lui faisait office d’oreiller, l’armée manquant de budget. Sa jument Arabesque trottait dans son esprit. Il tentait incessamment de l’en chasser, sans succès. Pourquoi tenait-il tant à ce cheval-ci ? Lui qui avait vu tous ces hommes et animaux tomber au champ d’honneur et tous ces blessés hurlants à cause de la douleur à deux pas de lui. Il n’avait jamais versé une larme ou eu une seule pensée pour toutes ces victimes.
Des souvenirs de moments heureux lui apparurent. Lui en compagnie de sa jument. Lui nourrissant sa jument. Lui montant sa jument. Lui jouant avec sa jument. Cette dernière image s’imprima sur ses paupières. Il ferma les yeux et s’endormit paisiblement, le souvenir ayant remplacé les angoisses.

Horace observait le général Alexander qui réfléchissait. D’expérience il savait que ce n’était jamais bon signe quand il fronçait les sourcils ainsi pour se pencher sur un tel cas. N’osant pas lui poser de questions, le silence c’était installé. Les autres officiers aussi étaient restés silencieux. Le revirement de Stilman pour la cause de ce caporal avait mis un froid dans le salon de l’état-major. Le colonel n’avait pas voulu prendre le parti de son ami de peur de subir la colère d’Alexander en retour.

- Vous comptez faire quoi du caporal Blutch mon général ?

Les paroles vinrent briser le calme si brusquement, que plusieurs de ses subordonnés sursautèrent. Horace faillit en renverser la tasse qu’il venait de prendre. Il fallut un court instant pour que le vieil homme prenne la parole.

- Eh bien…Je pense le faire exécuter de bonne heure d’ici quelques jours, répondit-il d’un ton grave.
- Mais, pourquoi ne pas le faire demain ? Demanda un officier, qui était resté dans son coin jusque-là.

Son interlocuteur lui expliqua pourquoi une telle décision. « C’est pour avoir le temps de rassembler la troupe pour son exécution. Pour en faire un exemple qui les dissuadera de faire pareil. » Puis le silence retomba et Horace se décida à faire un tour à l’extérieur. En sortant, il croisa Stilman qui se dirigeait vers l’infirmerie.

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Le capitaine avait arrêté sa sieste plus tôt pour arriver en début d’après-midi à l’infirmerie. Comme il savait que les officiers ne sortaient pas souvent après le repas, il n’avait que peu de chances de les croiser en chemin. Ce qui le rassurait. Sauf le sergent Chesterfield et le caporal, personne ne devait être au courant de leur manigance.
Stilman arriva auprès du médecin de la compagnie au plus mauvais moment pour celui-ci, qui était occupé à opérer un lieutenant salement amoché.






Chapitre un peu plus court cette fois, mais étant très occupé ailleurs ces temps, il m'est difficile de venir poster plus. sad

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#4 2017-12-10 00:38:39

Fred
Administrateur

Re : Sauvetage in-extremis

stefounet a écrit :

Chapitre 3 :
...
chapitre un peu plus court cette fois, mais étant très occupé ailleurs ces temps, il m'est difficile de venir poster plus. sad

Pas de soucis, chacun son rythme. Merci à toi.

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#5 2018-01-12 21:49:24

stefounet
Caporal

Re : Sauvetage in-extremis

Chapitre 4 :

Chesterfield avait rejoint la tente du capitaine Stilman pendant son absence. Leur plan allait bientôt être mis à exécution. Une carte de la région, des pansements, des habits civils et une charrette étaient tout ce dont ils avaient besoin. Le rouquin observait la minuscule chambre lorsque Stilman revint.

- Voilà les pansements que vous m’avez demandé. Et ne vous inquiétez pas pour le médecin, il n’en dira rien, annonça d’un ton joyeux l’officier.

L’intéressé hocha vaguement la tête en réfléchissant aux détails qu’ils auraient omis.

- Il y a un problème dans notre plan ? s’inquiéta Stilman.
- Non non. Tout va bien, je m’en assurais juste, le rassura-t-il.

*Soupir*, Stilman se dit qu’il était trop sur les nerfs, bientôt il prendrait une permission. Après avoir dit au sergent tout ce qu’il avait à dire, il s’assit sur sa chaise. La carte et les bandages étaient éparpillés sous ses yeux.

- Vous auriez des habits de civil, mon capitaine ?
- D’ici ce soir j’aurais tout réuni, ne vous en faites pas. Allez remplir votre part de la mission.

Après un salut militaire écourté, le sergent sortit en direction de la prison, pansements et cartes sous sa tunique.

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Blutch regardait le campement par la petite fenêtre de son cabanon. Il voulait tant revoir une dernière fois, au moins, sa jument. Des larmes s’apprêtaient à couler sur ses joues. Mais dès qu’il vit que Chesterfield s’approchait de sa cellule, il les essuya. Il se coucha sur son matelas et fixa son regard sur le plafond. Puis des mots se firent entendre derrière la porte. Chesterfield avait l’air pressé, vu comme il venait de les envoyer ailleurs en seulement 2 phrases. Dans un lent grincement la porte s’ouvrit et Blutch figea un air sérieux sur son visage.

- Bon ! Fini de jouer au chat et à la souris caporal. Je viens vous proposer mon aide pour votre évasion, dit-il en allant droit au but.

Le prisonnier ouvrit grand les yeux. Avait-il bien entendu ? Il se releva rapidement de sa couche, pour prendre dans sa main le bras du sergent et le serrer fort. Il lui lança un regard noir.

- Vous êtes sérieux ?!

Chesterfield grimaça en sentant le sang s’arrêter de circuler vers ses doigts. Il pria Blutch de se calmer et lui expliqua tout en détails. Celui-ci l’écoutait minutieusement, ébahi, la bouche grande ouverte. Il n’arrivait pas à croire que lui, le sergent Chesterfield, veuille l’aider à déserter l’armée. Son supérieur lui donna des détails de ce qu’il avait à faire et comment lui et Stilman avaient pensé le faire sortir d’ici. Puis il l’informa que des habits de civil l’attendait, cachés dans les bois. Il finit enfin en lui énonçant les risques de cette évasion et lui demanda son avis.

- J’accepte. Je n’ai rien à perdre de toute façon, dit-il en pensant à sa mort qui approchait de plus en plus vite.
Chesterfield, content de cette réponse lui serra vivement la main et repartit en sifflotant, l’air de rien.




voilà voilà pour ce début d'année big_smile

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#6 2018-02-14 18:09:20

stefounet
Caporal

Re : Sauvetage in-extremis

Chapitre 5 :

La nuit tombait sur le campement. Les feux de camp s’allumaient par-ci par-là. Le capitaine Stilman était caché dans les bois, proche de la cabane du condamné. Il attendait que les quelques personnes encore présentes aillent dormir, ou du moins s’éloignent. En attendant, le sergent le rejoignit. Les deux hommes attendirent alors assis à quelques pas de l’arrière du cabanon. Les soldats en faction devant la porte furent relevés par deux autres soldats. Les hommes se saluèrent. « Bonne nuit les gars. » Stilman fit un signe de la tête à Chesterfield en lui indiquant les nouveaux gardiens. Le sergent comprit le message et laissa le passage libre à son supérieur.

- Bonsoir messieurs, engagea Stilman.

D’un salut militaire, les deux gardes lui répondirent. Puis l’un d’eux demanda ce qu’il voulait.

- Je viens chercher le caporal Blutch. Le général Alexander veut lui parler une dernière fois.

Le garde leva un sourcil en signe d'incompréhension. Il s'apprêtait à demander quelque chose lorsque le capitaine le coupa dans son élan. "C'est un ordre !" Le haussement de ton suffit à convaincre les soldats. Ils ouvrirent la porte et prièrent le prisonnier de sortir de sa prison.

- Quoi encore !? rechigna Blutch, dévoilant son humeur massacrante.

Un des soldats referma le cabanon. Il croisa le regard de son ami et lui chuchota.

- Eh bin, quelle charmante personne.

Stilman les remercia en faisant mine de ne pas avoir entendu. Ce que firent également ses complices. Chesterfield prit le caporal par les bras et l'amena sans délicatesse dans la direction du quartier de l'état-major.
Arrivés à la moitié du campement, le sergent lâcha les bras de son camarade, après avoir pris la peine de regarder que personne ne se trouve dans les environs.

- Filez avec le capitaine, et..., Chesterfield retint les larmes qui menaçaient de rouler.

Il baissa la tête et tapa sur l’épaule de son ami. Les deux hommes s’étreignirent une dernière fois en faisant leurs adieux. En les attendant, Stilman regardait ailleurs, trouvant leurs embrassades ennuyantes.

- Au revoir Blutch… Occupez-vous en bien, mon capitaine, dit le rouquin en se retournant vers son supérieur.

Il les regarda s’en aller, dos à lui. Ils ne se retournèrent pas une fois et finirent par disparaitre dans les bois. Chesterfield restait planté sur place, ne voulant pas perdre la dernière image de Blutch qu’il avait en tête.
Le sergent passa le reste de sa soirée reculé dans sa tente. Toutes les fois où on l’appela, il refusa net. Puis il finit par s’endormir, le cœur lourd de chagrin.

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#7 2018-02-16 08:54:02

Fred
Administrateur

Re : Sauvetage in-extremis

(Merci pour cette suite smile )

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#8 2018-03-03 13:30:10

stefounet
Caporal

Re : Sauvetage in-extremis

Chapitre 6 :

Blutch enleva sa chemise et revêtit les habits civils. Le capitaine, qui l'attendait, de l'autre côté de l'arbre, lui demanda d'accélérer le pas. Son subordonné grommela des mots incompréhensibles.

- Caporal !

L'intéressé arriva vers Stilman, habillé d'une veste noire et d'un pantalon d'un brun usé. Son air ronchon disait tout sur ce qu'il pensait de cet accoutrement. Le capitaine lâcha un petit rire en le voyant. Puis, les deux hommes, après un court silence, se mirent enfin en route. Ils traversèrent la forêt à pied. Blutch, qui trainait les pattes, demanda une halte à son supérieur.

- Mais vous rigolez ! On vient de commencer, et je vous rappelle qu’il s’agit de votre survie.

Le roulement des yeux du plaignant suffit comme réponse à Stilman. Il le prit par le bras et lui dit bien en face qu’il avait intérêt à le suivre, lui qui avait accepté cette mission par gentillesse. Il se retourna ensuite et reprit sa marche forcée. « Allez venez caporal. » dit-il.

Le duo se déplaçait à un rythme régulier quand il atteignit enfin la sortie du bois. Le déserteur s’était décidé à marcher côte à côte avec son sauveur. Ils ne discutaient pas en ce dernier instant ensemble. « Mais… » commença le plus jeune. Son cœur palpita soudainement. Des larmes de joie roulèrent sur ses joues. Ses jambes se mirent à trembler et son camarade dû l’aider à faire les quelques pas jusqu’à l’animal. La bête passa sa tête sur l’épaule de son maître. Celui-ci lui caressa la crinière et l’enlaça.

- Que je suis heureux de te retrouver, Arabesque !

Pendant que le cavalier et sa monture fêtaient leurs retrouvailles, Stilman attendait en prenant garde de vérifier qu’ils soient dans les temps. Par politesse, il resta à l’écart pendant que Blutch se laissait submerger de joie. Ce n’est qu’une fois les deux êtres ayant pu reprendre leurs esprits clairement, qu’il se rapprocha. Il murmura à l’oreille de son compagnon de voyage qu’ils devaient accélérer le pas. Le caporal hocha la tête et suivit son capitaine, les rênes de sa monture en mains.

Ce n’est qu’une demi-heure plus tard qu’ils atteignirent la première ville. Avec peine ils se quittèrent. Blutch regardait honteusement le sol, et son supérieur ne savait non plus que dire. Un simple « au revoir et bonne chance » suffit et ils partirent l’un et l’autre vers leur avenir.




J'arrive donc à la fin de cette courte fanfiction, en espérant qu'elle vous a plu big_smile

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